Le Prix de l'Association

Pour contribuer à donner aux travaux de recherche des élèves de l’Ecole du Louvre l’audience qu’ils méritent et aider à une première publication en histoire de l’art ou archéologie souvent difficile, l’Association a décidé d'encourager les jeunes chercheurs. C’est donc un prix annuel de 3000 euros qui sera remis au(x) lauréat(s).

Cette bourse est réservée aux élèves ou anciens élèves de l’Ecole du Louvre âgés de moins de 30 ans.
L’appel à candidature se fait par voie d’affichage dans le hall de l’Ecole et par l’envoi d’une lettre d’information au corps professoral. Les dossiers de candidature doivent être remis dans les deux mois suivant l’appel à candidature.

Le lauréat s’engage à publier son article ou son ouvrage dans la collection " Mémoires de recherche de l'Ecole du Louvre 2008 "

PRIX DE L’ASSOCIATION DE L’ÉCOLE DU LOUVRE 2008

L’auteur, Laure Cadot est la deuxième lauréate du Prix de l’Association de l’École du Louvre 2008. Cet ouvrage est issu d’un mémoire de Recherche Appliquée de 2e cycle de l’École du Louvre qu’elle a soutenu le 27 juin 2006 devant un jury composé d’Hélène Guichard, conservateur du patrimoine, Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France, Département/Restauration Archéologie égyptienne, directeur de mémoire, d’Anne Raggi, responsable de l’Atelier de restauration des momies et restes humains organiques du musée de l’Homme, Paris, Muséum national d’Histoire naturelle et de Claire Barbillon, maître de conférences, Paris Ouest-Nanterre La Défense, directrice des Études de l’École du Louvre.

Cet ouvrage, aboutissement de recherches et d’enquêtes dans différents musées principalement français, vise à faire le point sur la question sensible de la conservation des restes humains dans les institutions patrimoniales. La démarche présentée dans cette étude s’articule selon trois axes. Le rapport à la mort, les rites et les usages qui l’entourent, le devenir physique de la dépouille. Tous les cadavres ne deviennent pas des « restes humains patrimonialisés », de même que les restes humains dits « patrimonialisés » le sont en général parce que l’on ne les considère justement plus comme des cadavres…

C’est autour de cette problématique pour le moins paradoxale que s’articule la deuxième partie de ce mémoire qui vise à analyser les différentes étapes, de la reconnaissance à la mise en exposition, traversées par ces dépouilles devenues « sujets ». Tout ce cheminement ne va pas sans implications muséographiques, juridiques et culturelles spécifiques au domaine et plus que jamais débattues dans l’actualité.