Pour contribuer à donner aux travaux de recherche des élèves de l’Ecole du Louvre l’audience qu’ils méritent et aider à une première publication en histoire de l’art ou en archéologie, souvent difficile, l’Association a décidé d'encourager les jeunes chercheurs.
C’est donc un prix annuel de 3000 euros qui est remis chaque année, depuis 2007, au lauréat, élève ou ancien élève de l’Ecole du Louvre, âgé de moins de 30 ans. L’appel à candidatures se fait par voie d’affichage dans le hall de l’école et par l’envoi d’une lettre d’information au corps professoral. Les dossiers doivent être remis dans les deux mois suivant l’appel à candidatures.
Le lauréat s’engage à publier son article ou son ouvrage dans la collection "Mémoires de recherche de l'Ecole du Louvre". Le prix 2009, décerné à François Bridey pour son mémoire L'Iconographie du décor peint de la céramique Suse I, vient de paraître.
2011
Laura Hassid
Héros / Errants d'une histoire à contretemps. Le salon littéraire, artistique et musical de Madame de Rayssac
Le jury de mémoire a reconnu les qualités exceptionnelles de ce travail, au croisement de l'histoire de l'art et de la musicologie, faisant revivre à travers un salon parisien autour de 1870, dont nous avons trace grâce au journal de Berthe de Rayssac, un univers intellectuel et artistique où se croisaient des figures telles que Paul Chenavard, Louis Janmot, Henri Fantin-Latour, Odilon Redon, ou encore Ernest Chausson. L'auteur de ce mémoire a d'ailleurs transcrit la Sonate pour piano en fa mineur (1880) de Chausson, dédiée à Madame de Rayssac, inédite à ce jour. La publication, rendue possible grâce au prix de l'Association de l'Ecole du Louvre, permettra d'éclairer les rapports entre la peinture et la musique qui apparaissent dans cet univers, mais aussi la persistance de l'esthétique romantique, au moment où se forme le courant symboliste.
2010
Amaelle Favreau
Théâtre et marionnettes en Afrique de l'Ouest : l'exemple du Mali


Ce mémoire de 2e cycle de l’Ecole du Louvre propose un point sur la question sensible de la conservation des restes humains dans les institutions patrimoniales. Traitant du rapport à la mort, des rites et des usages qui l’entourent, du devenir physique de la dépouille, cette étude aborde sans détours le statut des restes humains patrimonialisés, de la reconnaissance à la mise en exposition, et les implications muséographiques, juridiques et culturelles.
