ITALIE

ENTRE RENAISSANCE ET MANIÉRISME

LES COURS PRINCIÈRES DE FERRARE, MANTOUE, SABBIONETA, PARME, MODENE

Voyage 7 jours :

Dans un rayon assez étroit naquirent des centres artistiques novateurs promus par des dynasties ambitieuses, les Este, les Gonzague, les Farnèse.

Les Este étaient ducs de Ferrare : Hercule, puis son fils Alphonse qui épousa Lucrèce Borgia, et Hercule II, le mari de Renée de France, attirèrent à leur cour les peintres Pisanello, Mantegna, Bellini et Piero della Francesca, mais aussi les poètes, le Tasse ou l’Arioste. Grâce à leur mécénat, le XVIe siècle fut une époque brillante, où naquit l’officina ferrarese, « école » de peinture aux traits parfois étranges, que représentent Cosmé Tura ou Francesco del Cossa. Tant la ville, que les fresques du palazzo Schifanoia (qui doit rouvrir en 2019) ou la pinacothèque abritée au Palazzo dei Diamanti portent les traces de cette dynastie des Este que l’on retrouvera à Modène, dont la pinacothèque a été formée par leur collection.
Ce fut justement une Este, Isabelle (1474-1539), épouse du marquis François Gonzague, qui accomplit dans son palais de Mantoue le mécénat le plus brillant de la Renaissance italienne attirant les grands peintres (Léonard, Mantegna, Pérugin, Corrège) ou les sculpteurs (l’Antico, Tullio Lombardo), dans l’extraordinaire complexe architectural du château ducal. La Chambre des époux peinte à fresque par Mantegna, chef d’oeuvre universel, ne doit cependant pas faire oublier les richesses des Gonzague dans l’ensemble du palais ducal, ni l’église de Sant’Andrea, oeuvre d’Alberti où fut enterré Mantegna. Peu après le maniérisme s’imposa à Frédéric II Gonzague, le fils d’Isabelle, dans sa résidence de plaisir, le Palais du Té (1525-1536), totalement décoré par une pléiade d’artistes dont Jules Romain et Primatice. La salle des Géants écrasés par la colère de Jupiter, ou celle où semblent défiler les chevaux du duc, ou encore les décors de stuc qui préfigurent l’art de Fontainebleau, resteront longtemps dans la mémoire.
Les Gonzague possédaient aussi Sabbioneta où, à la fin du XVIe siècle, un cadet, Vespasiano édifia une sorte de cité idéale, dont l’atmosphère saisit le visiteur par son charme et sa mélancolie. Ceinte de rempart, elle offre non seulement le palais ducal, le théâtre « all’antica » de Vincenzo Scamozzi au décor intact, mais un étonnant palais-jardin peint à fresques.
On gagnera ensuite Parme, la ville des Farnèse, dont leur palais della Pilotta abrite encore le théâtre Farnèse et la Galleria nazionale, riche des artistes qui y furent si actifs, le Parmesan ou le Corrège. On retrouvera le Parmesan à Santa Maria della Steccata, avant de lever les yeux vers la coupole de la cathédrale pour voir l’étonnante composition du Corrège (1526-1530). Pourtant on ne se privera pas d’y admirer la qualité de l’art roman tant dans l’architecture du dôme et du baptistère, que dans la sculpture de Benedetto Antelami. Et on retrouvera un chef d’oeuvre de l’art roman à la cathédrale de Modène, oeuvre de Wiligelmo.
Ceci ne nous empêchera pas de pousser hors de Parme jusqu’à la villa de la fondation de Luigi Magnani, dont l’arc chronologique s’étend de Titien à l’art contemporain. Sans oublier que la région est celle du parmigiano reggiano, du jambon de Parme et du vinaigre de Modène…

Catégorie Voyages
Du Lundi 30 septembre 2019 au Dimanche 06 octobre 2019

Intervenant : Geneviève Bresc, conservateur honoraire du musée du Louvre

Prix par personne : 2 260 €- supplément single : 290 €

 

 

Point de rendez-vous

Pension complète, sauf une soirée libre, hôtels **** locales

Visites : Ferrare, Mantoue, Sabbioneta, Parme, Modène

Ce voyage n'est plus disponible